Une démarche de développement durable en toute transparence

En matière de développement durable, une entreprise doit d'abord se comparer à elle-même.

La « reddition de compte » n’est pas un terme nouveau ou un concept au goût du jour dans l’univers financier. À l’instar d’un gouvernement qui doit dire ce qu’il fait avec les fonds publics à sa population, toute entreprise listée en bourse doit rendre des comptes. Maintenant, pour les entreprises qui s’inscrivent dans une démarche de développement durable, il n’y a pas de règlement proprement dit qui oblige de divulguer de l’information. Mais pour nous, chez Cascades, cela va de soi qu’il faut le faire. L’action prouve le sérieux de la démarche et démontre toute la considération envers les parties prenantes.

 

En fait, si vous voulez mon avis, la reddition de compte c’est l’une des parties les plus intéressantes du développement durable, donc de mon travail actuel. Au moment où sont écrites ces lignes, nous sommes, chez Cascades, au beau milieu du processus visant à recueillir tous les résultats de l’année 2011. Et je peux vous dire qu’il y en a des gens qui calculent actuellement. Plus que d’habitude!

 

Pourquoi? Parce que c’est la première année que nous publierons les résultats des 18 objectifs (indicateurs de performance) qui composent notre Plan de développement durable 2010-2012. Notre plan a été rendu public au début de 2011, légèrement en retard selon nos échéanciers.

 

Quoi qu’il en soit, ce retard ne nous a pas empêchés de travailler et de déployer des efforts visant l’atteinte de nos objectifs. L’année 2011 a été bien remplie et il reste encore beaucoup à faire. Je peux toutefois affirmer, d’ores et déjà, que nous avons été ambitieux. C’est en ayant les deux pieds dedans qu’on réalise l’ampleur du travail que nous nous sommes imposés. Cela dit, nous gardons le cap et nous dévoilerons sous peu où nous en sommes à mi-parcours.

 

Autant la reddition de compte est excitante pour des personnes comme moi en charge de la responsabilité sociale d’entreprise chez Cascades, autant c’est ce que redoutent certaines autres. Que penseront les gens si nos objectifs ne sont pas atteints?

 

Je suis de celles qui croient que tous les efforts sont valables et que toutes les initiatives pour faire avancer nos façons de faire sont louables. Maintenant, il y a des enjeux que nous contrôlons, d’autres moins. L’important, c’est de faire de notre mieux dans le contexte dans lequel nous évoluons et, surtout, d’expliquer la cause des écarts.

 

J’entends aussi des inquiétudes par rapport aux données de la compétition. Qu’arrivera-t-il si une entreprise concurrente déclare un résultat meilleur que le nôtre? Je réponds qu’il est nécessaire de se comparer par rapport à nous-mêmes. Si une entreprise s’est traînée les pieds pendant plusieurs années et qu’elle décide tout bonnement de s’améliorer, ses chances de succès sont évidemment plus grandes et ses résultats paraîtront meilleurs.

 

Établir une liste d’indicateurs de performance est un processus complexe, qui, pour l’instant, est du ressort de chaque entreprise. Tant qu’il n’existera pas de standard d’indicateurs par secteur d’activités ou type d’industrie, la comparaison avec la compétition sera futile. Ce que toutes les entreprises devraient viser après tout, c’est l’amélioration de leurs propres résultats.

 

D’ici quelques semaines, nous vous communiquerons nos chiffres, en toute transparence. Puisque nous sommes à mi-chemin de notre plan stratégique 2010-2012, nous ne produirons pas de rapport sur le développement durable, mais plutôt un encart sommaire qui sera inséré dans notre rapport financier.

 

Tous ces chiffres seront bien évidemment communiqués à nos employés par l’entremise de nos différents canaux d’information internes et accessibles sur notre site internet.

 

Voilà pour la démarche Cascades. Maintenant, comment percevez-vous les entreprises nord américaines? Sont-elles assez transparentes?

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À propos de l'auteur
Marie-Eve Chapdelaine

Marie-Eve Chapdelaine est spécialiste en développement durable et œuvre au sein de Cascades depuis 2006. Elle s’intéresse particulièrement à la sensibilisation de la population et à l’évolution des comportements face aux enjeux environnementaux et sociaux. De par son rôle chez Cascades et son expertise du sujet, Marie-Eve informe, oriente et accompagne ses collègues afin que l’entreprise maintienne sa position de leader en matière de développement durable. Elle a décroché un premier diplôme universitaire en communication publique à l'Université Laval et poursuit actuellement sa formation à la maîtrise en environnement à l'Université de Sherbrooke. « J'ai toujours eu un grand intérêt pour la cause environnementale, mais aussi pour les enjeux sociaux. Le développement durable permet de suivre les deux milieux à la fois. Que demander de plus que de travailler pour Cascades, une entreprise phare en la matière qui est ouverte à mettre en place une multitude de mesures pour améliorer ses performances et maintenir son leadership. » Enfin, parce qu'elle croit que chaque citoyen a le devoir de faire avancer son milieu de vie, Marie-Eve a aussi à cœur de s’impliquer socialement, ce qui l’amène à siéger à plusieurs conseils d’administration et comités sectoriels.

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9 commentaires
  1. Zoé Achim at 6:43

    Je suis d’accord avec toi Marie-Ève! Il ne faut pas se comparer aux autres entreprises. Au fond, ce qui compte, c’est que tous essaient de faire leur part. Bravo à Cascades et à toutes les autres entreprises qui prennent des moyens pour sauver l’environnement! Tout le monde y gagne!

  2. Richard Giguère at 6:42

    Je suis entièrement d’accord avec toi et c’est pour cette raison que je suis devenu actionnaire de Cascades.par contre je m’attend à avoir de meilleurs résultats financiers sans pour cela nuire au développement durable mais j’ai toujours une grande confiance aux administrateurs.

    • Marie-Eve Chapdelaine
      Marie-Eve Chapdelaine Auteur at 2:30

      Bonjour monsieur Giguère,
      Merci de faire confiance à Cascades et à sa bonne gouvernance. Si vous souhaitez obtenir davantage d’information sur un sujet touchant la responsabilité sociale de l’entreprise, n’hésitez jamais à me téléphoner (819 363-5160). Sinon, en tant qu’investisseur, vous savez que vous pouvez communiquer avec mon collègue Riko Gaudreault, directeur des relations avec les investisseurs, qui saura répondre à toutes vos questions d’ordre financière (514 282-2697). De plus, vous recevrez sous peu l’avis de convocation à notre assemblée annuelle qui aura lieu à la mi-mai. Au plaisir de vous y voir!

  3. Maryse Lemay at 10:39

    Bien dit Marie-Ève! La reddition de compte est essentielle. Et partout en Amérique du Nord, les organisations doivent s’y soumettre, si ce n’est déjà fait, afin d’être transparentes. La démarche de Cascades prouve, comme tu le mentionnes, toute sa considération pour ses parties prenantes. Bravo!

  4. Mike Duplin at 11:54

    Bravo pour ces objectifs dans le cadre d’améliorer la rentabilité en respectant au maximum notre environnement. Je suis cependant déçu de ne pas y retrouver des gandes démarches visant à réduire les impacts du transport ! Je sais, nous savons tous, que l’indsrie du camionnage est une facette engendrant des effets des plus nocifs pour notre environnement. En plus d’émettre suite à la combustion de produit pétrolier, le caion engendre une poussière de caoutchou qui adère a la végétation qui est par la suite mangée par différentes espèces d’animaux de notre faune. Je verrais d’un bon eil que Cascades se lance dans la promotion d’un programme de minimum sur les routes !! Pour les trajets où l’utilisation des voies ferrées est possible, les remorques de produits de base ou de produits finis, circules sur des platesformes sur rails afin de minimiser la pollution, réduire les frais et aussi permettre des économies pour l’entretien des infrastructures routières ! Des remorques Cascades sur rails une publicité incomparable de la volonté de protéger notre environnement et même des vies.

    • Marie-Eve Chapdelaine
      Marie-Eve Chapdelaine Auteur at 10:37

      Bonjour monsieur Duplin,
      Effectivement, il n’y a pas que nos usines de fabrication qui émettent des GES. Le transport de nos marchandises y contribue également. Notre flotte composée de 500 remorques parcourt chaque année plus de 15,5 millions de kilomètres, ce qui, selon un calcul approximatif, contribue à émettre 14 229 tonnes de CO2 équivalent. Dans toute notre ligne de pensée plus verte, notre équipe de Cascades Transport met en place depuis plusieurs années différentes initiatives pour améliorer l’empreinte du transport des marchandises (jupes aérodynamiques latérales, rabais pour livraison hors des heures de pointe, entretiens mécaniques plus fréquents…). Mon collègue Alain Boutin de Cascades Transport pourrait vous en apprendre davantage sur l’étendue de nos actions. Si vous souhaitez obtenir ses coordonnées, simplement nous en faire la demande par message privé sur notre page Facebook. Nous utilisons le train pour différents types de transport de marchandises, que nous avons d’ailleurs évoqué sur notre page Facebook. Bien entendu, nous avons encore de la marge pour nous améliorer. En plus du transport de nos marchandises, nos employés se déplacent régulièrement. C’est pourquoi nous avons récemment signé une entente avec ViaRail Canada et invitons les employés à privilégier ce mode de déplacement beaucoup plus écologique. Nous avons également une politique de co-voiturage et une navette qui est disponible, sur demande, lorsque plusieurs employés doivent se déplacer la même journée.

  5. Brooke van Mossel-Forrester at 8:35

    I find Cascades’ honesty and self-motivation super inspiring. I think you are helping to show your public that, while you are a huge company, you are composed of people – people with ideals and appreciation for sustainable development. This is a small-business mentality implemented on a large-scale. This unusual approach can only be beneficial for Cascades.

  6. Geneviève Daigle Langevin at 4:54

    Bonjour Marie-Eve,

    Je partage ton opinion lorsque tu dis qu’établir une liste d’indicateurs de performance est un processus complexe. Je travaille aussi en développement durable, mais pour le compte d’une entreprise d’exploration minière. Nous participons à l’initiative BNQ 21 000, un projet pilote de développement durable et malgré leur accompagnement dans notre démarche, il est très difficile de trouver des comparateurs dans notre industrie. J’imagine donc que la meilleure chose à faire pour l’instant est de demeurer compétitif envers soi-même!
    Bref, j’apprécierais vraiment avoir ton adresse courriel pour que l’on puisse partager nos connaissances en développement durable! Je crois qu’à l’heure actuelle, tout réside dans le partage de stratégies pour trouver celle qui sera gagnante!

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