Le développement durable, une mode? Non, un mode de vie

Longtemps, Cascades a travaillé dans l’ombre à veiller au respect de l’environnement, des gens, de ses partenaires comme de ses employés, dans l’exercice de ses activités. L’entreprise est devenue, progressivement depuis 1964, une multinationale qui affirme aujourd’hui ouvertement son leadership en matière de développement durable. S’affirmer ouvertement, ce qu’elle ne faisait pourtant pas au départ. Pourquoi? Tout bonnement parce qu’il n’y a pas si longtemps, parler et penser développement durable n’était simplement pas dans les mœurs.

 

Cette propension à la durabilité trouve ses racines dans l’historique de l’entreprise, comme l’explique mon collègue Charles Coutu dans son billet Une multinationale à caractère humain. Alors que la famille Lemaire, fondatrice de l’entreprise, était pointée du doigt pour ses pratiques douteuses pour l’époque – réutiliser et récupérer! – elle a su rassembler des milliers de gens à sa vision et oser faire les choses différemment.

 

Au départ, c’était donc par nécessité que Cascades intégrait le développement durable à ses façons de faire. Jusqu’en, 2010 en fait, quand nous avons convenu que ce n’était plus assez. Au lieu de regarder derrière notre épaule et de rendre compte de nos bons coups passés, nous avons choisi de prendre un virage vers la proactivité : Cascades se fixe désormais des objectifs précis pour le futur, qu’elle place au cœur d’un plan d’action ambitieux dont l’avancée est communiquée en toute transparence.

 

Pour assurer la légitimité et la cohérence de ce projet, Cascades a structuré rigoureusement sa démarche en impliquant un comité représentatif de l’ensemble de ses secteurs, en consultant ses parties prenantes et en confiant à une tierce partie indépendante le soin de valider ses performances. L’énergie, l’eau, les matières résiduelles, la santé et le bien-être des employés, le rendement sur les actifs : ne voilà qu’un aperçu des pistes d’amélioration ciblées.

 

C’est avant tout par conviction profonde que doit se vivre le développement durable. Oui, avouons-le, pratiquer la durabilité se traduit par des économies importantes pour une organisation. Mais un plan d’action basé exclusivement sur des coupures de coûts et les bénéfices à court terme d’un coup d’éclat, mal intégré de surcroît et sans véritables fondements de valeurs, mène trop souvent à du « green washing » qui pollue le marché et mine la crédibilité des acteurs sincèrement engagés.

 

Une impressionnante prise de conscience a récemment éveillé l’esprit du monde entier au cours des années précédentes, en matière de développement durable. Des pas de géants restent encore à faire. En ce qui nous concerne, le cap est maintenu vers la constante amélioration de nos pratiques, et nous souhaitons ardemment que tous emboîteront le pas, citoyens, instances gouvernementales comme entreprises.

 

Parce que la perfection n’existe pas et qu’on peut tous encore s’améliorer. Parce que le développement durable n’est viable que s’il est un mode de vie.

 

Et vous, quelle est votre perception du développement durable dans le monde d’aujourd’hui? Nous sommes hautement curieux de connaître votre opinion.

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À propos de l'auteur
Hubert Bolduc

Hubert est vice-président communications et affaires publiques chez Cascades depuis 2004. Il joue ainsi le rôle de mandataire principal de la responsabilité sociale de l’entreprise. Avant de se joindre à l’équipe, il a occupé les fonctions d’attaché de presse du premier ministre du Québec, de conseiller au cabinet de relations publiques NATIONAL, de porte-parole du CHUM et de chargé de cours en communications à l’Université du Québec à Montréal. Monsieur Bolduc est président du conseil d’administration du Jour de la Terre, président du conseil d’administration des Manufacturiers et Exportateurs du Québec et vice-président du conseil de la Fondation de l’Entrepreneurship du Québec. Il est de plus membre du CA de la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain, de la Fondation de l’UQAM, et de Forces Avenir. Hubert a obtenu un baccalauréat en science politique de l’Université du Québec à Montréal, une maîtrise en communications de l’Université Stirling en Écosse et un MBA de l’école des Hautes Études Commerciales de Montréal. « La responsabilité sociale est un engagement à s’ouvrir sur le monde, à comprendre les communautés qui nous entourent et à faire preuve de respect. Elle repose sur des convictions et des valeurs. Pour Cascades, la responsabilité sociale est aussi une question de culture. »

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2 commentaires
  1. Richard Giguère at 10:09

    Entrez votre commentaire ici:Voici une pensée qui exprime bien ce que devrait être le développement durable:
    « Rien ne distingue les oiseaux de l’homme que le fait qu’ils construisent et pourtant laissent le paysage dans le même état qu’avant. »(Robert Lynd)

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