Pari tenu pour Canopée et Cascades : un livre publié sur du papier fait de résidus agricoles

Édition spéciale du livre In Other Worlds : SF and the Human Imagination de Margaret Atwood, imprimé sur du papier Seconde récolte fabriqué par Cascades.

C’est grâce à un partenariat unique avec Canopée, un organisme sans but lucratif œuvrant à la protection des forêts, que Cascades a participé à un projet pilote hors du commun… Cette collaboration a rendu possible la publication d’une édition spéciale du livre In Other Worlds : SF and the Human Imagination, de l’auteure canadienne renommée Margaret Atwood, sur du papier Seconde récolte… fait à partir de résidus agricoles!

Le papier est des plus révolutionnaires! Il a été fabriqué à partir d’un mélange de fibres recyclées et de résidus de paille de cultures céréalières récupérés à la suite des récoltes. C’est à notre usine Rolland, de Cascades Groupe Papiers Fins, qu’ont été produites ces feuilles bien spéciales. La qualité du produit fini est excellente et très difficile à distinguer d’un papier « normal ». Puisque c’est le but recherché, c’est une excellente nouvelle!

Tout a commencé lorsque Canopée, qui est le maître d’œuvre du projet, nous a approchés grâce aux échanges fructueux qui ont lieu depuis plusieurs années entre nos deux entreprises. Ce qui nous unit depuis le départ : notre  objectif similaire de toujours faire mieux en terme de produits respectueux de l’environnement. Cette édition spéciale du livre de Mme Atwood voulait démontrer la viabilité du papier Seconde récolte à titre de solution de rechange aux papiers traditionnels. Quoi de plus sain que de diversifier les sources d’approvisionnements nord-américaines des fibres servant à fabriquer le papier et de réduire la pression sur les forêts, tout en utilisant les « déchets » d’une autre industrie?

« Il y a suffisamment de résidus de paille en Amérique du Nord afin d’éviter d’abattre plus de 800 millions d’arbres par année, et Canopée a déjà déterminé que la demande pour ce papier permettrait à quatre usines de pâte à papier de fonctionner à plein temps », indique Nicole Rycroft, directrice générale chez Canopée. « Recourir à nos champs plutôt qu’à nos forêts menacées pour fabriquer du papier permettrait de créer un nouveau débouché dans le secteur des ressources qui serait bénéfique pour les communautés agricoles, notre économie et les écosystèmes forestiers du monde entier. »

Pour Cascades, qui fabrique le papier Rolland Enviro100 depuis plusieurs années déjà et qui cherche continuellement à innover, ce projet est une piste de solution intéressante à la question « qu’elle est la prochaine étape après 100% recyclé? »

Il reste désormais une étape cruciale entre ce projet pilote et la commercialisation d’un produit : la mise en place d’une infrastructure en Amérique du nord qui permettrait de transformer la paille en pâte à papier. Un projet d’une telle ampleur demanderait la participation de plusieurs partenaires pour devenir réalité.

Ce projet est un bel exemple de partenariat fructueux qui permet de faire avancer l’état des choses et de réaliser des projets qui semblaient auparavant impossibles. Comme quoi l’union fait la force et qu’à cœur vaillant, rien n’est impossible!

Avez-vous d’autres pistes de solutions à la question ci-haut? Que pensez-vous de ce projet pilote? Nous sommes très intéressés de vous entendre!

Imprimer Imprimer
À propos de l'auteur
Julie Loyer

Julie est spécialisée en communication et développement durable. Elle s’intéresse à toutes les facettes de la responsabilité des organisations, particulièrement aux enjeux liés à l’environnement et à la reddition de comptes. Sa passion l’a mené à s’impliquer dans le Book Industry Environmental Council pendant plusieurs années, et plus particulièrement dans le comité carbone qu’elle a dirigé pendant plus de deux ans. Julie détient un diplôme de deuxième cycle en responsabilité sociale des organisations ainsi qu’un baccalauréat en communication, relations publiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). « Cascades est une entreprise responsable et engagée en matière de développement durable. Je crois aux valeurs, qui sont similaires aux miennes. Être un « Cascadeur », pour moi, c’est donner le meilleur de soi-même au sein d’équipes dynamiques afin de donner vie à de grandes réalisations. »

Articles connexes
1 commentaire
  1. Annie Roussel at 9:57

    Bonjour Julie, nous sommes une publication indépendante appelée idée BIO! magazine et venons tout juste de sortir notre premier numéro en kiosque. Seriez-vous intéressée à contribuer au contenu de notre magazine sous forme de chronique pour nos prochains numéro? Nous serons publié 4 fois par année. Passez nous voir sur Twitter ou Facebook!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Connectez-vous en tant que:

Facebook