Cascades préoccupée par une exploitation précipitée des gaz de schiste

Tel que vous avez pu l’apprendre de certains médias, Laurent Lemaire, co-fondateur de Cascades, a fait parvenir la semaine dernière une lettre assurant le Comité de vigilance sur les gaz de schiste Lotbinière-Bécancour que l’entreprise n’acceptera pas que les gazières accèdent aux lots dont elle est propriétaire dans la région de Saint-Sylvère, et ce, tant que les recommandations du comité de l’évaluation environnementale stratégique ne seront pas connues.
.
Nous vous présentons ici le contenu entier de cette lettre.
.
Imprimer Imprimer
À propos de l'auteur
Hubert Bolduc

Hubert est vice-président communications et affaires publiques chez Cascades depuis 2004. Il joue ainsi le rôle de mandataire principal de la responsabilité sociale de l’entreprise. Avant de se joindre à l’équipe, il a occupé les fonctions d’attaché de presse du premier ministre du Québec, de conseiller au cabinet de relations publiques NATIONAL, de porte-parole du CHUM et de chargé de cours en communications à l’Université du Québec à Montréal. Monsieur Bolduc est président du conseil d’administration du Jour de la Terre, président du conseil d’administration des Manufacturiers et Exportateurs du Québec et vice-président du conseil de la Fondation de l’Entrepreneurship du Québec. Il est de plus membre du CA de la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain, de la Fondation de l’UQAM, et de Forces Avenir. Hubert a obtenu un baccalauréat en science politique de l’Université du Québec à Montréal, une maîtrise en communications de l’Université Stirling en Écosse et un MBA de l’école des Hautes Études Commerciales de Montréal. « La responsabilité sociale est un engagement à s’ouvrir sur le monde, à comprendre les communautés qui nous entourent et à faire preuve de respect. Elle repose sur des convictions et des valeurs. Pour Cascades, la responsabilité sociale est aussi une question de culture. »

Articles connexes
7 commentaires
  1. Pingback: Devons nous attendre ou agir ? » Archives du Blog » Gaz de schiste : Cascades amorce une volte-face
  2. Jean-Marc at 1:10

    Merci aux gens de Cascades pour cette prise de position. On ne peut se préoccuper de l’environnement et être pour l’exploitation des gaz de schiste en même temps. Le projet actuel est un non-sens écologique et économique. Il faut voir les deux côtés de la médaille. Je vous invite fortement maintenir votre décision et j’espère que lorsque le rapport de l’ÉES sera publié, vous vous opposerez fortement à cette industrie. Le peuple ne désire majoritairement pas voir ses industries appuyer un tel projet et ne désire surtout pas voir la vallée du Saint-Laurent devenir une poubelle à ciel ouvert.

    Merci encore. Montrez-nous à quel point l’environnement est important pour vous. On a besoin de gens comme ça et ça serait très bon pour votre image.

    Bien à vous

    Jean-Marc

  3. Sophie Bourget at 4:33

    HYPOCRITES!!! Non mais vraiment vous prenez les gens pour des valises. Votre opportunisme environnemental est tellement réducteur et malheureux. Vous consommez du gaz naturel. Vous étiez en faveur d’un terminal méthanier (projet Rabaska) pour sécuriser nos approvisionnements en gaz naturel au Québec. J’ai honte pour vous. On ne change pas les choses en étant des hypocrites et en jouant à l’autruche. Pour changer les choses, il faut prendre part aux projets, trouver des solutions et innover. Je suis outrée par votre arrogance face à l’industrie gazière. C’est aussi ridicule que les gens qui chialent contre les grosses méchantes pétrolières pendant qu’ils mettent de l’essence dans leur VUS. Franchement vous me décevez. Parce qu’on n’est pas content, on baisse les bras. Wow! On veut le beurre, l’argent du beurre, ne pas se salir les mains et en plus Cascades fait preuve d’une arrogance qui me fait honte. Dans mon livre à moi, c’est ce qu’on appelle un visage à deux faces et ça me désole de votre entreprise.

    • Jean-Marc at 5:58

      En réponse à Sophie Bourget.

      Il faut faire attention de ne pas tout mêler et tout mettre dans le même panier. Tu as fondamentalement raison mais il faut faire attention. On peut être pour le gaz naturel dans certaines circonstance sans être pour l’exploitation des gaz de schiste. Ce n’est pas nécéssairement de l’hypocrisie. Il y a énormément de facteurs à prendre en considération comme les méthodes d’exploitation, de production et l’utilisation. Dans certains cas, le gaz naturel peut être un bon choix comme pour le cas du biométhane. En brûlant ce biométhane (gaz naturel issue de la décomposition de la matière organique) on le transforme en CO2 qui est polluant, oui, mais moins que le méthane qui se serait retrouvé de toute façon dans l’atmosphère. Le tout en attendant de développer nos sources d’énergies vertes à une échelle plus globale bien sur. On pourrait dire que tous ceux qui sont contre les pétrolières mais qui ont une voiture à essence (non-électrique) sont aussi hypocrites. De même que ceux qui achète des objets en plastique, des fibres synthétiques, des médicaments ou n’importe quel produit dérivé du pétrole. Le but est de réduire nos émissions mais il y a des étapes qui doivent être suivies pour s’assurer d’une transition rapide mais surtout efficace. Si on interdisait la combustion des combustibles fossiles demain, il serait impossible d’amorcer un virage écologique enfin. On ne le fait certe assez vite et devons mettre de la pression mais on ne peut exiger un changement du jour au lendemain malheureusement même si moi aussi j’aimerais ça. Donc en résumé, je crois que Cascade a fait un bon pas mais je suis d’accord qu’ils pourraient faire bien plus. Comme tout le monde d’ailleur, même toi. Sans rancune.

  4. Ginette Gauthier at 8:49

    Par sa réponse, Cascades a ravivé notre fierté envers son entreprise. Il y a plusieurs mois, on prétendait que les gaz de schiste étaient une panacée acceptable. Des gens, de bonne foi, ont cru ces prétentions, et pas seulement de simples citoyens. Maintenant que nous savons les dommages déjà causés, en Pennsylvanie notamment, et le risque inacceptable que cette industrie représente pour l’eau, essentielle à toute vie, nous devons agir dans un concert de bonnes volontés et à tout niveau, pour contrer la menace. C’est dans ce cadre que s’inscrit la démarche citoyenne, en vertu du Principe de Précaution. L’appui de chacun est précieux, chaque signature démontre l’inacceptabilité sociale d’une industrie qui s’exerce au prix de rendre invivables les régions où elle s’installe. Qui nourrirait le Québec si les agriculteurs étaient privés d’eau? Quelle sorte de paix sociale serait négociable entre le grand nombre qui subirait et le petit nombre qui profiterait? Qui paierait pour fournir de l’eau potable, réparer les routes dévastées, assurer des suivis aux personnes perturbées par la proximité des installations? Qui rachèterait leurs maisons? Qui voudrait d’une ferme où l’eau est polluée? Un citoyen a le droit et le privilège de réfléchir et de s’exprimer, une entreprise a ce même droit. Merci, Cascades! P.S. Un Gouvernement aussi a le droit de réfléchir…on attend!

  5. maurice at 4:01

    Merci et félicitations pour votre prise de position sur les gaz de schiste; il y aurait tant d’autres choses à faire pour réduire notre consommation d’énergie, telles que:
    -Obligation d’équiper tous les véhicules neufs avec la technologie du moteur-roue électrique.
    -Utiliser le transport fluvial et ou rail pour transport lourd moyenne et longue distances.
    -Toits verts ( panneaux solaires, éoliennes horizontales, végétation ) obligatoires sur tout édifice commercial, résidentiel et industriel.
    -Pompes géothermiques obligatoires pour tous les bâtiments.
    -Ulisation obligatoire des matières compostables et résiduelles ( matières fécales humaines et animales, déchets de nourriture ) pour la fabrication d’électricité.

  6. Denis Campeau at 11:45

    Comment Laurent Lemaire peut-il déclarer ceci. Ce n’est qu’un exercice de relations publiques car ce même monsieur fait parti des 5 plus gros actionnaires de Junex, une gazière qui fait ses forages en cowboy en ne respectant pas les règles municipales et provinciales. Sa compagnie a, entre autres, foré un puits sans autorisation à St-Antoine sur Richelieu en 2008! En fait, la lettre de monsieur Lemaire n’a qu’un but… éviter que la population se réveille face à Cascades et n’entreprenne un mouvement de boycottage…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Connectez-vous en tant que:

Facebook