L’analyse du cycle de vie (ACV), c’est quoi?

L’analyse du cycle de vie (ACV) est la seule méthode reconnue qui évalue les impacts environnementaux d’un produit au cours de son cycle de vie.

Comment savoir si un produit est véritablement plus écologique qu’un autre? Un papier fabriqué avec 100 % de fibres recyclées a t-il une moins grande empreinte environnementale qu’un autre, qui en contient 60% mais qui utilise un procédé plus « propre »? Une voiture électrique est-elle vraiment plus « verte » qu’une voiture à essence? La science vient à notre rescousse pour répondre à de telles questions. L’analyse du cycle de vie (ACV) est la seule méthode reconnue qui évalue les impacts environnementaux d’un produit au cours de son cycle de vie. Bref, avec l’ACV, pas de « greenwashing », que des faits!

Maintenant, l’ACV… c’est quoi?

.

L’ACV : une définition vaut mille mots

L’analyse du cycle de vie est une méthode qui apporte une vision globale permettant de chiffrer l’empreinte environnementale des activités et processus reliés à la vie utile d’un produit.

En résumé, cela veut dire que le produit est évalué depuis les premières actions mises en œuvre pour le fabriquer (l’extraction des matières premières) jusqu’à ce qu’il ne soit plus utilisé ou réutilisé (fin de vie). On tient également compte des impacts du transport, de la fabrication et de l’utilisation du produit. Chacune de ces étapes nécessite l’utilisation de ressources, utilise de l’énergie et génère des déchets ayant des effets plus ou moins  néfastes sur l’environnement. C’est l’addition de ces effets qui définit « l’empreinte environnementale » du produit. L’ACV ne néglige aucune de ces étapes, ce qui contribue à rendre cette méthode aussi complète, cohérente et fiable.

.

.
Trois indicateurs de dommage environnementaux

Ainsi, chaque produit possède une empreinte environnementale qui lui est propre. À la manière d’une dette, elle peut être plus ou moins grande face à notre « compte bancaire » environnemental! Les résultats d’une ACV sont habituellement regroupés en trois indicateurs de dommage, qui représentent des domaines cruciaux à protéger. Les résultats de ces trois indicateurs sont obtenus par le regroupement de différents facteurs  qui entraînent des impacts sur un des trois domaines de protection. Ceux-ci varient d’un type de méthode à l’autre. Pour la méthode ReCiPe 1.06, ils sont :

  • Les dommages à la santé humaine comprennent l’appauvrissement de la couche d’ozone, la toxicité humaine, les radiations ionisantes, l’oxydation photochimique, les changements climatiques et l’émanation de particules fines.
  • Les dommages à la qualité des écosystèmes comprennent les changements climatiques, l’acidification terrestre, l’eutrophisation des eaux marines et des eaux douces, l’écotoxicité terrestre, marine et des eaux douces, et finalement l’utilisation des terres agricoles, urbaines et des espaces naturels.
  • Les dommages aux ressources non renouvelables comprennent l’utilisation de ressources fossiles ou minérales qui ne seront pas remplacées naturellement à court terme.

.

Comparer des pommes avec des pommes!

Quand vient le temps de comparer ensemble deux produits, d’autres éléments viennent complexifier l’équation.

D’abord, un point essentiel : les produits comparés doivent remplir la même « fonction ». Ainsi, l’ACV d’un vélo ne pourrait être comparée à celle d’une tondeuse électrique! Vous voulez faire la comparaison entre deux marques de papiers essuie-tout différentes? Jusqu’ici ça va, car chaque produit a essentiellement la même fonction : éponger des dégâts. Mais, est-ce qu’une même quantité de chaque produit permet d’absorber un même dégât? Si la réponse est non, il faudra ajuster les quantités dans le calcul de leurs ACV comparatives.

.

Une histoire à suivre

Lorsqu’on connaît les fondements et la complexité de l’analyse du cycle de vie, on comprend que les multiples calculs derrière cette méthode doivent être réalisés par des logiciels spécialisés, utilisés par des experts. Surveillez nos prochains billets, nous vous en dirons plus sur le sujet et nous vous partagerons la démarche et les résultats concrets d’ACV. Au plaisir de lire vos commentaires!

.

Imprimer Imprimer
À propos de l'auteur
Sandra Bourret

Sandra Bourret possède une riche expérience en matière de recherche et développement. Elle est l’une des spécialistes de Cascades en la matière, ce depuis son arrivée dans l’entreprise en 1997. Les pâtes et papiers, Sandra connaît : elle œuvre dans ce domaine depuis plus de 20 ans. Elle est titulaire d’une maîtrise en pâtes et papiers orientée sur l’analyse de cycle de vie (ACV). Analyste hors-pair, Sandra a réalisé depuis 2008 pas moins de 7 ACV, été impliquée dans 9 autres et réalisé 2 bilans de carbone. « J’aime sortir de ma zone de confort, penser hors de la boîte. Nous avons développé chez Cascades des méthodes de simplification de l’ACV qui n’ont pas d’équivalent ailleurs. Rien n’est plus motivant que de relever de nouveaux défis au sein d’une organisation qui pense et agit vert! »

Articles connexes

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Connectez-vous en tant que:

Facebook