Euréka! Et si notre énergie provenait du dépotoir d’à côté?

Une usine de Cascades utilise le biogaz pour combler 93 % de ses besoins en énergie thermique.

Un jour, une idée a germé dans la tête d’un Cascadeur et dans celles de partenaires de l’entreprise. Une idée où des déchets tiennent le premier rôle. Leur vision s’est transformée en un projet concret, innovateur, écologique. Aujourd’hui, grâce à leur idée, un dépotoir est devenu la source d’énergie principale d’une usine de Cascades.

Saviez-vous que le Québec est le plus gros producteur de matières résiduelles au monde? Les Québécois produisent environ deux fois plus de déchets qu’un japonais, 60 % de plus qu’un français, et même 15 % de plus qu’un américain. [1] Surprenant non?

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Que faire de tous ces déchets?

Des millions de produits se retrouvent chaque année dans des sites d’enfouissement, ce qui a un impact direct sur l’environnement. En effet, la décomposition des déchets génère des biogaz, principalement le méthane, un gaz très nocif pour la couche d’ozone lorsqu’il est relâché dans l’atmosphère.

Mais comme le méthane est un combustible qui a une grande valeur énergétique, il est possible de l’utiliser comme source d’énergie. Une fois brûlé pour créer de la vapeur, ce gaz devient 21 fois moins dommageable pour l’atmosphère.

Pour Cascades, engagée dans la récupération depuis ses débuts en 1964, il était naturel de se pencher sur la question. Nous utilisons déjà la forêt urbaine, « les bacs de récupération », pour fabriquer la majorité de nos papiers et cartons ; pourquoi donc ne pas utiliser aussi l’énergie emmagasinée dans un site d’enfouissement pour faire fonctionner nos machines?

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Le biogaz, de l’énergie générée à partir de déchets!


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Cascades Groupe Papiers Fins depuis 2004. Aujourd’hui, l’usine de St-Jérôme, connue aussi sous le nom de la « Rolland », utilise le biogaz pour combler 93 % de ses besoins en énergie thermique, nécessaire pour le séchage du papier. Il provient du site d’enfouissement de Ste-Sophie, géré par la compagnie Waste Management.

On y capte le biogaz, empêchant sa dispersion dans l’atmosphère. Gaz Métro compresse et transporte ensuite le biogaz de façon sécuritaire grâce à un pipeline de 13 kilomètres menant jusqu’à l’usine.

Le biogaz ainsi recueilli est utilisé comme énergie pour fabriquer le papier, en remplacement des combustibles fossiles traditionnels comme le gaz naturel et le mazout lourd.


Dans les faits, quels sont les résultats?

La valorisation des biogaz à l’usine Rolland de Cascades permet de réduire les émissions atmosphériques d’environ 70 000 tonnes de CO2 annuellement, soit l’équivalent de 23 400 voitures compactes [2] en moins sur nos routes. C’est un projet durable qui permet d’utiliser localement des ressources largement disponibles qui seraient perdues si non utilisées.

Il est maintenant possible d’imprimer avec des papiers qui ont très peu d’impact sur l’environnement, et ce, sans aucun achat de crédit. Qu’a démontré notre analyse du cycle de vie à ce sujet? Que c’est en grande partie grâce à cette énergie renouvelable que Rolland Enviro100MC et Rolland Opaque50MC ont une plus petite empreinte écologique que la moyenne de l’industrie nord-américaine des papiers vierges et 100 % recyclés.

Et vous, connaissiez-vous le biogaz? Quelles autres énergies vertes ou innovations écologiques gagneraient à être exploitées?


 [1] Source : documentaire La Poubelle province.

[2] Source : Ressources naturelles Canada.

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À propos de l'auteur
Marie-Eve Chapdelaine

Marie-Eve Chapdelaine est spécialiste en développement durable et œuvre au sein de Cascades depuis 2006. Elle s’intéresse particulièrement à la sensibilisation de la population et à l’évolution des comportements face aux enjeux environnementaux et sociaux. De par son rôle chez Cascades et son expertise du sujet, Marie-Eve informe, oriente et accompagne ses collègues afin que l’entreprise maintienne sa position de leader en matière de développement durable. Elle a décroché un premier diplôme universitaire en communication publique à l'Université Laval et poursuit actuellement sa formation à la maîtrise en environnement à l'Université de Sherbrooke. « J'ai toujours eu un grand intérêt pour la cause environnementale, mais aussi pour les enjeux sociaux. Le développement durable permet de suivre les deux milieux à la fois. Que demander de plus que de travailler pour Cascades, une entreprise phare en la matière qui est ouverte à mettre en place une multitude de mesures pour améliorer ses performances et maintenir son leadership. » Enfin, parce qu'elle croit que chaque citoyen a le devoir de faire avancer son milieu de vie, Marie-Eve a aussi à cœur de s’impliquer socialement, ce qui l’amène à siéger à plusieurs conseils d’administration et comités sectoriels.

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