Un choix épineux : sapin naturel ou artificiel?

 

Il y en a des verts, des blancs, des bleus. Certains sentent le «neuf», d’autres sentent le «vrai». Êtes-vous de type naturel ou artificiel? On parle bien sûr ici de sapin de Noël. Ce n’est pas le choix qui manque, en cette période où chacun se trémousse pour arriver au Temps des Fêtes en même temps que tout le monde. Mais savez-vous quel est le choix le plus vert, en matière de sapin?

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Et le gagnant est…

C’est sur cette épineuse question que s’est penchée Ellipsos, maintenant devenue Ellio, une firme d’experts-conseils spécialisée en développement durable. Rien de mieux qu’une analyse du cycle de vie pour comparer l’empreinte environnementale de ces deux produits « concurrents ». Ellipsos a rigoureusement analysé leurs impacts durant chacune des étapes de leur durée de vie utile. Le résultat? Le sapin naturel apparaît comme un choix plus écoresponsable que l’artificiel, à moins que ce dernier soit réutilisé pendant au moins… 20 ans. Mais attention : certaines nuances s’imposent. Voyons l’analyse plus en détails.

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Lumière sur les sapins!

En posant comme hypothèses que les deux arbres ont une hauteur de 7 pieds, que la durée de vie de l’arbre artificiel est de six ans et qu’il est fabriqué en Chine, alors que le sapin naturel est cultivé au Québec :

  • Les impacts sur la santé humaine sont presque équivalents pour les deux arbres;
  • L’arbre artificiel contribue près de 3 fois plus aux changements climatiques et à l’épuisement des ressources que l’arbre naturel.

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Un point avantageux pour l’arbre naturel :
sa capacité de séquestrer du CO2 durant sa croissance,
ce qui a un effet positif sur les changements
climatiques. Et ça, naturellement!

Un bémol toutefois : le sapin naturel entraîne 4 fois plus d’impacts sur les écosystèmes que l’artificiel.

Bref, les émissions de CO2 de votre sapin naturel sont équivalentes à un parcours de 125 km avec une voiture de classe compacte, alors qu’elles sont de 322 km pour un arbre artificiel.

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À propos de l'auteur
Sandra Bourret

Sandra Bourret possède une riche expérience en matière de recherche et développement. Elle est l’une des spécialistes de Cascades en la matière, ce depuis son arrivée dans l’entreprise en 1997. Les pâtes et papiers, Sandra connaît : elle œuvre dans ce domaine depuis plus de 20 ans. Elle est titulaire d’une maîtrise en pâtes et papiers orientée sur l’analyse de cycle de vie (ACV). Analyste hors-pair, Sandra a réalisé depuis 2008 pas moins de 7 ACV, été impliquée dans 9 autres et réalisé 2 bilans de carbone. « J’aime sortir de ma zone de confort, penser hors de la boîte. Nous avons développé chez Cascades des méthodes de simplification de l’ACV qui n’ont pas d’équivalent ailleurs. Rien n’est plus motivant que de relever de nouveaux défis au sein d’une organisation qui pense et agit vert! »

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