Emballages écoresponsables : concevoir mieux avec moins

L’écoconception : une démarche novatrice et préventive qui vise à minimiser l’impact des emballages sur l’environnement.

Éphémères, parfois encombrants, les emballages font partie de notre quotidien depuis de nombreuses années. Ils n’ont cessés de se transformer! L’industrie agroalimentaire, première utilisatrice d’emballages est aussi le principal vecteur d’innovation pour le secteur.

L’emballage n’est pas inutile!

Souvent critiqué et accusé d’être une source de contamination et de pollution, on oublie que l’emballage remplit de nombreuses fonctions. La principale fonction de l’emballage est de conserver et de protéger le produit tout au long de la chaîne allant du fabricant au consommateur en passant par le transport et le stockage intermédiaire. Il évite ainsi qu’une partie du produit ne se perde ou ne s’abîme, ce qui impliquerait une perte économique et écologique! Un bon emballage constitue aussi une garantie pour la santé et la sécurité des consommateurs. Enfin, l’emballage a encore d’autres fonctions telles que la mise à disposition d’informations, le marketing, la diversification et la présentation des produits en portions adaptées.

Emballage et suremballage : la confusion

Lorsque l’emballage et l’environnement sont évoqués, surgit inévitablement le problème des déchets. Le problème vient davantage du suremballage que de l’emballage lui-même. Un phénomène qui coûte cher au fabricant et agace énormément le client. Au Québec, l’adoption de nouvelles normes environnementales, en l’occurrence les lois 102 et 130, sont susceptibles d’amorcer un changement dans la conception de l’emballage, bonne nouvelle!

Écoconception : réconcilier l’environnement et l’emballage

Pour toutes les entreprises du secteur agroalimentaire, il devient donc urgent de « produire mieux avec moins ». La solution pourrait venir de l’écoconception, une démarche novatrice et  préventive, qui vise à minimiser l’impact des emballages sur l’environnement tout au long de leur cycle de vie. Il faut privilégier la réduction à la source, encourager la réutilisation et le recyclage et promouvoir la mise au point de matériaux renouvelables. Cette démarche est fréquemment profitable pour l’entreprise puisque, dans la majorité des cas, elle contribue à augmenter les profits, soit par une augmentation des ventes, soit par une réduction des coûts de production. Elle renforce l’image de marque, témoignant de son réel engagement dans la voie de la responsabilité environnementale et c’est un excellent moyen pour se différencier de la concurrence.

Et vous, portez-vous une attention particulière aux emballages des produits que vous consommez? Évitez-vous d’acheter certains produits en raison de leur suremballage?

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À propos de l'auteur
Islem Yezza

Islem Yezza est directeur technique et développement des affaires au sein de Cascades. Il a œuvré tant dans le domaine de la recherche institutionnelle que dans le secteur privé, en occupant notamment le poste de Directeur R&D d'une organisation spécialisé en emballages flexibles. Il est titulaire d’un doctorat en bioprocédés de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). Islem détient également un brevet sur la production de plastique biodégradable à partir de l’eau d’érable. Ces dernières années, il s’est spécialisé dans le domaine des emballages émergents, des plastiques biodégradables et du développement durable. Islem a produit plusieurs publications scientifiques et articles de vulgarisation, et a participé à plusieurs conférences nationales et internationales. En tant que spécialiste des plastiques biodégradables et des emballages émergents, il participe régulièrement à des discussions sur le sujet dans différents médias : presse, radio et télé.

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