Le contenu du bac : notre responsabilité à tous!

Les bacs de récupération contiennent beaucoup trop de matières qui ne se recyclent pas.

Vous arrive-t-il de douter avant de mettre un article dans le bac de récupération? Plusieurs citoyens y déposent des objets ne sachant pas s’ils seront recyclés ou non. Le résultat : Au Québec, près de 17 % de ce qui est placé dans le bac n’est pas recyclable.

Depuis 2005, les 3000 entreprises québécoises ont commencé à débourser pour les frais de fin de vie des produits qu’elles commercialisent. Par exemple, si une entreprise produit un emballage en plastique, elle paie maintenant les frais qu’il en coûtera pour le recycler. La facture est calculée en fonction du poids et du type de produit qu’elle met en marché. Depuis 2013, les entreprises paient 100 % de la facture des programmes municipaux de collecte sélective sans pour autant connaître de détails de cette facture.

Une facture de plus!

En décembre 2013, Québec a décidé de refiler une facture supplémentaire aux entreprises, en les forçant à payer 50 % des coûts reliés à l’enfouissement des matières orphelines (matières résiduelles non visées par la collecte sélective), ce qui représente une facture totale de 23 millions $ annuellement. Cette situation est d’autant plus inacceptable que les entreprises n’ont aucun contrôle sur l’efficacité de la collecte et du tri qui est géré au niveau municipal alors qu’elles en paient la facture. Actuellement, le contenu de notre bac est en partie recyclé, en partie entreposé, c’est le cas du verre qui n’est pas traité dans la majorité des régions, et en partie envoyé à l’enfouissement. Bref, nous avons encore du travail à faire pour optimiser la gestion du recyclage et nos entreprises en paient le prix pour le moment.

Le saviez-vous?

35 % du verre, du papier, du carton, du plastique et du métal d’origine résidentielle se retrouve encore au dépotoir.

90 % des matières résiduelles pourraient être valorisées par le recyclage et le compostage.

50 % des matières récupérées sont vendues hors Québec, notamment en Asie.

70 % des ballots de papier et de plastique triés ici ont été vendus à l’extérieur du Québec.

– En 2012, le coût à la tonne des matières récupérées était de 150 $.

– En 2012, le coût à la tonne des matières éliminées était de 170 $, il en coûte donc plus cher pour enfouir les matières que pour les récupérer.

– Au Québec, on compte 93 centres de tri actifs et 38 écocentres.

Quelques pistes de solution

Le gouvernement et les entreprises doivent donner l’exemple et favoriser l’achat de produits à contenu recyclé afin de donner davantage de valeur à la matière.

Les municipalités doivent jouer leur rôle d’éducation en rendant disponible aux citoyens toute l’information nécessaire pour déterminer ce qui est recyclable et ce qui ne l’est pas. De leur côté, les citoyens doivent se renseigner et faire les bons choix lorsqu’ils disposent d’un produit. Ils ne doivent pas présumer que quelqu’un le fera à leur place dans un centre de tri. Régler le problème à la source est toujours moins coûteux et plus efficace.

Les municipalités et les centres de tri doivent collaborer étroitement avec les entreprises afin d’améliorer le rendement et la qualité de la matière triée. Cette précieuse ressource pour laquelle nous payons ne devrait-elle pas servir à créer des emplois ici plutôt qu’en Chine ?

Le recyclage peut être rentable sur les plans économique, environnemental et social. Tout le monde doit faire sa part. Travaillons ensemble, après tout, le recyclage c’est l’affaire de tous!

Sources :

http://poubelleprovince.radio-canada.ca/

http://ici.radio-canada.ca/regions/Montreal/2014/05/05/007-recyclage-montreal-dechets.shtml

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À propos de l'auteur
Mario Plourde

Mario Plourde est président et chef de la direction de Cascades depuis mai 2013. Il chapeaute l'équipe de direction responsable de l'exploitation et des différentes unités d'affaires des trois divisions de la compagnie (Groupe Tissu, Norampac et Groupe Produits Spécialisés). Mario détient un baccalauréat en administration des affaires, option finance de l'Université du Québec à Montréal. Il est un fervent amateur de ski et de vélo. Depuis ses débuts avec Cascades en 1985, Mario a occupé divers postes dont ceux de contrôleur, directeur d'usine et directeur général. En 1997, il est nommé Vice-président et chef de l'exploitation, Groupe Produits spécialisés et agit comme président de ce groupe de 2000 à 2010. En 2011, il est nommé chef de l'exploitation de Cascades inc. En plus de ses responsabilités chez Cascades, Mario est membre de l'Association Canadienne des Pâtes et Papiers et s'est aussi associé aux campagnes de financement de Centraide et de la Fondation Charles-Bruneau. Il fait aussi partie du Groupe Conseil de l'UQAM.

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1 commentaire
  1. Eric Martin at 3:00

    On doit trouver des moyens pour rendre la collecte sélective résidentielle plus efficace. Lorsque les matières sont générées et/ou collecté à l’intérieur des maisons elles peuvent être facilement triées, mais on finit par tout mettre, n’importe comment, dans le bac.
    Chez moi on ramasse les anneaux de canette et les attaches à pain, qu’on remet à des organismes de bienfaisances. Je me demande si on ne devrait pas encourager ce genre d’initiatives. Je me verrais bien ramasser mes vieilles circulaires ou mes bouteilles de verre vide pour une bonne cause comme la fondation Charles Bruneau.

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