Champion de la récupération : Imprimerie L’Empreinte

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Parce que le milieu de la récupération demeure encore méconnu et que les efforts de tout un chacun à l’égard de la réduction des matières à envoyer à l’enfouissement méritent d’être reconnus, Cascades a créé le mouvement Super! Ils récupèrent! (#superilsrecuperent) sur les médias sociaux, mouvement qui a pour but de :

  • Faire valoir des bons coups en matière de récupération;
  • Démystifier la récupération et donner des trucs afin de se faciliter la vie tout en économisant nos ressources;
  • Répondre à des questions sur la récupération et le recyclage, et montrer comment les produits récupérés sont réutilisés;
  • Faire la promotion de clients industriels qui ont implanté des mesures afin d’augmenter leur pourcentage de matières récupérées.

 

Maintenant que le mouvement est lancé, nous désirons vous donner des exemples d’entreprises qui sont, à nos yeux, des champions de la récupération. L’une de celle-ci est l’Imprimerie L’Empreinte. Pourquoi cette entreprise? Parce qu’elle répond aux critères suivants :

  • A intégré un programme corporatif directement en lien avec le pourcentage de matières récupérées;
  • A établi des mesures strictes au sein de son organisation pour maintenir un niveau de déviation élevé;
  • A investi afin d’établir des programmes non seulement pour le papier/carton et le plastique, mais aussi pour les produits tels que les rebuts électroniques, les piles, les fluorescents etc.

 

J’ai rencontré Sébastien Chartrand, associé-directeur général de l’imprimerie L’EMPREINTE située à Laval. Cette compagnie a instauré un programme de récupération qui a fait ses preuves et qui connaît un réel succès.

 

Depuis combien de temps l’imprimerie L’EMPREINTE a-t-elle intégré un programme suivi de récupération des matières recyclables?

L’entreprise récupère le papier et le carton depuis sa création, il y a plus de 10 ans. Par contre, depuis quatre ans, un effort supplémentaire a été apporté pour la valorisation des autres matières qui normalement prenaient le chemin de l’enfouissement. Par exemple, un système structuré a été mis en place pour le PVM (plastique / verre / métal) récupéré dans la cafétéria.

Aussi l’entreprise récupère maintenant les contenants d’encre, les palettes, les néons, les batteries et les rebuts électroniques. Actuellement, l’ensemble des matières qui bénéficient d’une option de récupération est traité.

 

Quel était le pourcentage de matières récupérées avant et après l’implantation du programme?

Avant de mettre en place les systèmes de gestion des matières non traditionnelles (c’est-à-dire autres que les papiers et les cartons), le taux de récupération était de 75 %. Actuellement, le taux avoisine 94 %, ce qui signifie une augmentation du taux de diversion de 19 %.

L’entreprise estime que l’économie ainsi réalisée, basée sur les coûts d’enfouissement, est de l’ordre de 1 850 $/mois ou 22 200 $/année!

 

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Pour parvenir à cette intégration, quels ont été les principaux défis?
  • Inculquer aux employés la rigueur nécessaire pour parvenir à ce taux de diversion.
  • Communiquer régulièrement avec les différents départements de l’entreprise pour les sensibiliser à l’importance de récupérer (en fonction des contraintes et des produits spécifiques pour chacun).

 

Quelles sont les mesures actuellement en place? Équipements spécifiques? Re-disposition des postes de collectes? Autres?
  • Chaque poste de travail est équipé de contenants nécessaires pour la récupération (incluant les boîtes pour piles).
  • Ces contenants sont identifiés dans la cafétéria pour la récupération à 3 voies.
  • Le département de presses est équipé de contenants roulants qui sont acheminés ensuite vers le compacteur.
  • Une aire spéciale dans l’entreprise est réservée pour l’entreposage des fluorescents et des rebuts électroniques qui sont ensuite collectés par Cascades.

 

Quelles mesures de formation avez-vous mises en place pour inciter les employés à participer activement?

Conjointement avec Cascades Récupération, l’entreprise a organisé différentes formations aux employés durant lesquelles on leur présentait le processus entier de recyclage des produits. Cette façon de faire leur permet de comprendre à quoi servent les produits qu’ils déposent à la récupération. De plus, nous avons laissé une période de questions et recueilli les commentaires des employés afin de maximiser les services de collecte tout en tenant compte du caractère spécifique de chaque poste de travail.

 

Les changements ont-ils été difficiles à implanter?

Pas tellement, dans la mesure où lorsque les formations et les demandes d’efforts supplémentaires afin d’atteindre un taux plus élevé de récupération ont été présentées, les employés se sont montrés très enthousiastes à l’idée d’avoir un comportement plus écoresponsable. De plus, le fait qu’ils aient été impliqués dès le début du processus a permis d’avoir un engagement plus ferme.

 

Est-ce que votre entreprise reconnaît d’une manière ou d’une autre l’engagement des employés à la récupération?

Nous estimons que chacun fait les efforts nécessaires et, plutôt que de récompenser une action en particulier, nous misons sur le sentiment de fierté de participer collectivement à intégrer le principe de développement durable dans la philosophie de l’entreprise.

 

D’autres idées?

À la fin octobre, Cascades Récupération a effectué un autre audit au sein de l’entreprise afin de mesurer les progrès accomplis. Les résultats ont été présentés aux employés et nous sommes maintenant à voir avec eux les secteurs qui peuvent être optimisés ou développés. Nous espérons encore pouvoir améliorer notre taux de diversion de 94 %. Et même viser 100 %, ce qui serait une victoire importante en termes de travail d’équipe.

 

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À propos de l'auteur
Patrice Clerc

Patrice œuvre au sein de Cascades depuis 2003. Il a fait ses débuts dans l’entreprise comme chargé de projet pour le développement des marchés et des produits dans la division Cascades Groupe Produits Spécialisés pour ensuite agir comme directeur du développement de cette division. En 2007, il joint l’équipe de Cascades Récupération en tant que directeur approvisionnements et services, puis comme directeur du développement des affaires et des comptes. Patrice est connu pour sa grande détermination. Sa phrase fétiche est : « si c’est impossible, ça m’intéresse ». Très impliqué dans la gestion des matières résiduelles au Québec, il siège sur divers comités et est invité régulièrement comme conférencier lors d’événements relatifs à l’avenir de la récupération. Comme il le dit lui-même : « À quoi ça sert de connaître des choses si elles ne sont pas transmises ». Impliqué depuis 3 ans auprès du CFER d’Acton Vale, il partage sa passion de la récupération et du recyclage avec des jeunes de 14 à 18 ans. Il anime également des ateliers de « team building » en entreprise afin de donner aux gens les outils pour se définir en tant qu’humain. Il organise des randonnées en montagnes lors desquelles il donne des ateliers… tout en gravissant des sommets! « C’est l’effort et l’honnêteté de ce que l’on est qui font de nous des êtres créatifs ».

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