Entrevue socio-héros : Patrice Clerc, un citoyen remarquable

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Patrice Clerc, directeur approvisionnements et services / directeur des comptes chez Cascades Recovery, est un Cascadeur très impliqué. Il n’hésite jamais bien longtemps avant d’en faire « plus », pour les jeunes et pour l’environnement. C’est pourquoi il se dévoue depuis plusieurs années à la cause du Centre de formation en entreprise et récupération (CFER) d’Acton Vale. Cet organisme a pour mission d’accompagner les jeunes en difficulté et de leur offrir une formation préparatoire au marché du travail. Il leur permet également de développer une conscience environnementale.

 

Qu’est-ce-qui te motive à t’impliquer autant auprès des jeunes?

C’est tout simplement que j’y crois. Je crois que ces jeunes, oubliés et rejetés par le secondaire traditionnel, ont du potentiel et qu’ils ont le droit d’apprendre : je déteste les inégalités! Je crois aussi qu’éducation ne rime pas nécessairement avec intelligence. Et c’est ce que j’essaie de faire comprendre à ces adolescents. Je me rappelle la première fois où je les ai rencontrés. Je leur ai dit qu’il y avait deux principes à respecter avec moi. Le premier était qu’ils devaient toujours me dire ce qu’ils pensaient réellement, même si c’était le contraire de moi. Le deuxième était qu’ils aient confiance en eux. Après tout, ils deviendront spécialistes diplômés dans leur domaine malgré leurs difficultés académiques ou personnelles!

 

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Depuis quand as-tu cette conscience communautaire? Un moment en particulier?

Il y a quelques années, j’ai pris conscience de l’importance de partager ses connaissances. Comme l’a déjà écrit Amadou Hampâté Bâ (écrivain et ethnologue malien) : « Quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ». À quoi bon emmagasiner toutes sortes de connaissances si c’est pour les emporter dans sa tombe? Je profite donc de mon implication pour partager les miennes.

 

As-tu déjà vécu un moment marquant qui t’as rendu particulièrement fier?

Je dirais que c’est plutôt une fierté globale. Je suis fier de contribuer à l’instauration d’un questionnement dans mon entourage par rapport à notre gestion des matières se dirigeant au site d’enfouissement. Je veux convaincre les gens autour de moi que cette manière de fonctionner n’a pas d’avenir et que ce sont des jeunes comme ceux du CFER qui peuvent contribuer à l’amélioration de ce processus.

Aussi, je suis particulièrement fier d’avoir réussi à motiver les adolescents et à leur redonner confiance en eux. Des membres du personnel du CFER m’ont même mentionné que le décrochage scolaire avait diminué de plus de 30 % depuis mon arrivée comme coach!

 

Que fais-tu pour être reconnu de tous comme une personne à ce point impliquée?

Je suis « vivant » et complètement impliqué dans ce que je fais au moment présent : je ne fais pas que vivoter! Les gens apprécient ce rayonnement positif. Je pense aussi que la constance de mon discours et mon franc-parler y sont pour quelque chose : je véhicule le même message peu importe le chapeau que je porte. Et si quelqu’un m’a nommé pour ce prix, ce doit être parce que ce que je dis ce n’est pas si idiot!

 

Penses-tu que ton implication a une influence sur ton entourage?

Oui, définitivement!

 

Pourquoi remets-tu le chèque de 1000 $ au CFER d’Acton Vale?

Parce qu’ils le méritent! Cela fait des années qu’ils se font couper les vivres et qu’ils doivent faire beaucoup avec peu. Je suis donc certain qu’ils utiliseront cette somme à bon escient, jusqu’à la dernière goutte. Avec 1000 $, ils pourront faire au moins deux sorties éducatives en plus d’acheter des équipements et du matériel. C’est en quelque sorte un pied de nez que je fais aux « haut placés » de la commission scolaire qui gagnent presque cette somme quotidiennement, alors que le financement s’amoindrit de plus en plus.

 

Si tu avais à convaincre des gens de s’impliquer autant que toi, que leur dirais-tu?

Arrêtez de penser que c’est inaccessible et qu’il faut poser d’immenses gestes pour changer les choses. Il suffit d’être attentif à ce qu’on fait, de s’ouvrir au présent, de se réveiller! Ravivez votre flamme, vivez!

 

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À propos de l'auteur
Sara Boissonneault

Sara est stagiaire au service des communications de Cascades pour l’automne 2015. Dynamique et engagée, elle poursuit des études à l’Université de Sherbrooke au baccalauréat en communication marketing, profil coopératif, en plus de compléter un certificat en développement durable avec l’Université Laval. Son intérêt pour cette discipline et le caractère innovateur de l’entreprise l’ont poussée à revendiquer ce poste. « Cascades véhicule des valeurs formidables qui me rejoignent et me stimulent. Au fil des mandats originaux que me confie l’équipe, je développe de nouvelles compétences ou aptitudes : ma fierté d’être une Cascadeuse n’en est que renforcée. »

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