Champion de la récupération : Beaulieu Canada

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Parce que le milieu de la récupération demeure encore méconnu et que les efforts de tout un chacun à l’égard de la réduction des matières à envoyer à l’enfouissement méritent d’être reconnus, Cascades a créé le mouvement Super! Ils récupèrent! (#superilsrecuperent) sur les médias sociaux, mouvement qui a pour but de :

  • Faire valoir des bons coups en matière de récupération;
  • Démystifier la récupération et donner des trucs afin de se faciliter la vie tout en économisant nos ressources;
  • Répondre à des questions sur la récupération et le recyclage, et montrer comment les produits récupérés sont réutilisés;
  • Faire la promotion de clients industriels qui ont implanté des mesures afin d’augmenter leur pourcentage de matières récupérées.

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Maintenant que le mouvement est lancé, nous désirons vous donner des exemples d’entreprises qui sont, à nos yeux, des champions de la récupération. L’une de celles-ci est Beaulieu Canada. Pourquoi cette entreprise? Parce qu’elle répond aux critères suivants :

  • Elle a intégré un programme corporatif directement en lien avec le pourcentage de matières récupérées;
  • Elle a établi des mesures strictes au sein de son organisation pour maintenir un niveau de déviation élevé;
  • Elle a investi afin d’établir des programmes non seulement pour le papier/carton et le plastique, mais aussi pour les produits tels que les rebuts électroniques, les piles, les fluorescents etc.

J’ai rencontré Suzie Sirois, coordonnatrice environnement, approvisionnement et projets, chez Beaulieu Canada située à Acton Vale. Cette compagnie a instauré un programme de récupération qui a fait ses preuves et qui connaît un réel succès.

 

Depuis combien de temps votre entreprise a-t-elle intégré un programme suivi de récupération des matières recyclables?

Depuis plus de 10 ans, mais la situation organisationnelle et les procédés ont énormément changés au cours des trois dernières années.

 

Quel était le pourcentage de matières récupérées avant et après l’implantation du programme?

À l’heure actuelle, nous générons 1719 tonnes de matières résiduelles annuellement, de cette quantité :

– 1140 tonnes de matières sont envoyées au recyclage (papier, carton, plastique). Ces matières nous rapportent un revenu.

– 450 tonnes de retailles de tapis sont envoyées dans une usine de valorisation énergétique des résidus. Cette valeur fournit 92 maisons en électricité par année. Nous déboursons pour ce procédé.

– 129 tonnes de déchets terminent au site d’enfouissement.

Nous avons donc 92 % de nos matières qui sont récupérés actuellement. Malheureusement, nous ne possédons pas les données avant l’implantation du programme.

 

Pour parvenir à cette intégration, quels ont été les principaux défis?

– Intégrer à la tâche le compactage et la manutention des matières recyclables et valorisables.

– Assurer un bon tri des matières aux divers postes de travail dans l’usine et les bureaux.

– De motiver les employés à être attentifs à la matière qu’ils jettent, étant donné l’ampleur de l’entreprise, la gestion est plus difficile.

 

Quelles sont les mesures actuellement en place? Équipement spécifique? Redisposition des postes de collectes? Autres?

Nous avons développé un lien d’affaires avec Cascades afin d’optimiser nos ventes de matières résiduelles, en collaboration avec un seul partenaire pour récupérer les plastiques, les papiers et les cartons. Nous réduisons la manutention et optimisons l’espace plancher, les transports et les revenus. Nous avons deux compacteurs : un pour le plastique et un pour le carton.

Nos bacs de récupération ont été modifiés afin de faciliter la manutention et le compactage de la matière.

 

Quelles mesures de formation avez-vous mises en place pour inciter les employés à participer activement?

– Des indicateurs sont affichés pour montrer les quantités de matières récupérées.

– La communication soutenue avec les différents directeurs de planchers. Pour qu’ils s’assurent de la collaboration de leur équipe respective.

– Des réunions de sensibilisation sont à venir avec Cascades.

 

Les changements ont-ils été difficiles à implanter?

Oui, la raison principale étant la superficie de l’entreprise. Comme l’équipe environnement est restreinte, le défi est de taille pour s’assurer que l’information soit diffusée à l’ensemble du personnel.

Il est aussi difficile de mettre des bacs à proximité de certains postes de travail, l’espace est parfois restreint. Nous avons encore du travail à accomplir puisque nous avons observé que certains types de matières prennent toujours le chemin des poubelles.

Nous devons revoir l’emplacement de certains bacs de récupération. S’ils sont trop loin, le personnel peut voir la manœuvre comme une perte de temps.

 

Est-ce que votre entreprise reconnait d’une manière ou d’une autre l’engagement des employés à la récupération?

Pas pour le moment. Nous prévoyons toutefois tenir les réunions de sensibilisations ainsi que dans les différents départements. Dans un avenir rapproché, la reconnaissance de l’engagement des employées sera mise en place.

 

D’autres idées ?

L’écologie industrielle est une approche intéressante, la création de synergies avec d’autres entreprises pourrait certainement optimiser encore plus nos dépenses et nos gains. Rencontrer un spécialiste des matières résiduelles de chez Cascades est aussi un projet à développer. Le but étant de réduire le plus possible l’enfouissement et de transformer nos matières résiduelles en ressources.

Le lien d’affaires avec Cascades commence à être bien établi et les échanges de part et d’autre sont très constructifs et positifs à plusieurs égards.

 

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À propos de l'auteur
Jean-François Rivet

Jean-Francois Rivet travaille chez Cascades depuis février 2011. Il a commencé en tant que représentant aux ventes et il agit maintenant en tant que directeur des comptes au sein de la division de Cascades Récupération. Il possède une double diplomation à la maîtrise : une première de l’Université Sherbrooke en administration et gestion du développement durable ainsi qu’une seconde maîtrise en gestion des organisations de l’École supérieure de commerce et de management (ESCEM) à Tours en France. Impliqué au sein de sa communauté, Jean-François est président du conseil d’administration du Centre de formation en entreprise et récupération (CFER) de Longueuil depuis novembre 2013. Dans le cadre de son travail, il est en lien avec de multiples entreprises et agit en tant que personne ressource pour la gestion des matières résiduelles en entreprises. « Nous devons appliquer des solutions dignes du 21e siècle et l’enfouissement ne fait certainement pas partie de celle-ci. Notre modèle économique doit être revu et corrigé et c’est dans cette optique que je ressens une immense fierté de faire partie du groupe Cascades. Notre entreprise contribue de façon concrète à édifier un monde dans lequel je veux élever mes enfants.»

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